
Le gouvernement a publié en septembre son rapport annuel sur les Français établis hors de France. Au 31 décembre 2025, 1 784 975 Français étaient inscrits au registre consulaire, soit une hausse de 1,7 % en un an. C'est la quatrième progression consécutive depuis la crise sanitaire, et le chiffre a pratiquement doublé en trente ans : on comptait environ 900 000 inscrits en 1995.
Ce chiffre reste très en dessous de la réalité, car l'inscription au registre n'est pas obligatoire. Le rapport estime qu'entre 2,8 et 3,2 millions de Français vivent en réalité à l'étranger.
Le détail par pays est le plus parlant. La plus forte progression de l'année est celle des Émirats arabes unis, avec 12,7 % de Français inscrits en plus en un an. Viennent ensuite la Norvège, à 12 %, et les États-Unis, à 5,3 %.
À l'inverse, certaines destinations historiques reculent : la Suisse perd 2 % d'inscrits, le Royaume-Uni 0,2 % et Singapour 5,7 %. Au total, une centaine de pays progressent, et 65 voient le nombre de Français diminuer.


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Un autre chiffre mérite l'attention. Seuls 28 % des Français inscrits à l'étranger vivent dans un pays de l'Union européenne. L'Europe occidentale au sens large, Suisse et Royaume-Uni compris, en accueille 47,2 %, les Amériques 21,1 %, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient 15,8 %, l'Asie-Océanie 7,6 % et l'Afrique subsaharienne et l'océan Indien 7,4 %.
Les cinq premiers pays d'accueil restent la Suisse, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique et le Canada, qui concentrent à eux seuls plus de 40 % des inscrits. Mais la dynamique, elle, se joue de plus en plus loin de l'Europe.
Le profil des expatriés a aussi de quoi surprendre : 29 % ont entre 41 et 60 ans, et 22 % entre 26 et 40 ans. Ce ne sont pas seulement des étudiants ou des jeunes diplômés, mais des actifs en pleine carrière et des familles : les moins de 18 ans représentent 23 % des inscrits.

La progression des Émirats n'a rien d'un hasard. Le pays combine plusieurs atouts que peu de destinations réunissent : l'absence d'impôt sur le revenu pour les particuliers, une sécurité reconnue, des liaisons aériennes directes avec la plupart des grandes villes du monde et un marché du travail ouvert aux profils qualifiés.
Pour un investisseur, le marché immobilier y est désormais un marché patrimonial mature. Nous y constatons un rendement locatif de 6 à 7 %, pour des investissements à partir de 300 000 euros, avec un impôt sur le revenu de 0 % et des possibilités de financement ouvertes aux étrangers.
Ces chiffres confirment une tendance que nous observons au quotidien : de plus en plus de Français ne se contentent plus de diversifier leur patrimoine à l'étranger, ils choisissent d'y vivre. Et ils regardent de plus en plus au-delà des frontières de l'Union européenne, vers des pays où la fiscalité est plus légère et plus stable.
Ce mouvement concerne des entrepreneurs, des cadres, des retraités et des familles. Il se prépare rarement en quelques semaines : choix du pays, statut fiscal, organisation du patrimoine laissé en France, investissement sur place. Ceux qui anticipent gardent la main sur chacune de ces étapes.
Le prochain rapport, attendu à l'automne 2027, dira si la progression vers les Émirats se confirme. D'ici là, les débats en cours sur le budget 2027 en France, notamment sur l'exit tax, pourraient peser sur le calendrier de certains départs.
Près de 1,8 million de Français inscrits à l'étranger, sans doute plus de 3 millions en réalité, et une destination qui progresse plus vite que toutes les autres : les Émirats arabes unis. L'expatriation n'est plus un choix marginal. Elle est devenue, pour beaucoup, une décision patrimoniale à part entière.
Choix du pays, fiscalité, investissement sur place : un projet d'expatriation se construit étape par étape. Si le sujet vous intéresse, prenons 30 minutes pour en parler. La première conversation ne vous engage à rien.