
La Banque nationale de Géorgie l'a annoncé début octobre : à fin septembre 2026, les réserves internationales du pays atteignent 8,17 milliards de dollars. C'est le niveau le plus élevé jamais enregistré, en hausse de 50,5 % en un an. En deux ans, ces réserves ont tout simplement doublé.
Ce chiffre n'est pas qu'une statistique de banquier central. Les réserves de change, ce sont les dollars, les euros et l'or qu'un pays a de côté pour défendre sa monnaie, payer ses importations et faire face à un choc. Plus elles sont élevées, plus la monnaie est protégée et plus le pays inspire confiance. Selon l'indicateur du FMI qui mesure si ce matelas est suffisant, la Géorgie se situe à 128,7 %, nettement au-dessus du seuil de 100 % jugé adéquat.
Cette accumulation est le fruit d'une politique assumée. De janvier à août, la Banque nationale a acheté plus de 3,1 milliards de dollars sur le marché des changes. Elle a aussi commencé à investir dans l'or en 2024, et en a racheté pour 100 millions de dollars en juin. L'or représente aujourd'hui près de 13 % des réserves.

L'autre bonne nouvelle vient du commerce extérieur. Selon l'office statistique géorgien, les exportations ont progressé de 19,6 % sur les neuf premiers mois de l'année, à 6,15 milliards de dollars. Les importations, elles, n'augmentent que de 5,3 %. Les exportations croissent donc près de quatre fois plus vite. Le mois de septembre a même établi un record, avec 731 millions de dollars exportés.
Le plus intéressant est la nature de cette hausse. Les exportations de produits fabriqués en Géorgie, hors réexportations, bondissent de 63,5 % sur huit mois et représentent désormais plus de 60 % du total. La mise en service de la première grande raffinerie du pays a fait exploser les ventes de produits pétroliers, et les minerais de métaux précieux progressent fortement. La Géorgie ne se contente plus de faire transiter des marchandises : elle produit et vend davantage.


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Ces deux records s'inscrivent dans une dynamique plus large. Sur les huit premiers mois de 2026, le PIB géorgien a progressé de 7,6 % en moyenne. Le 21 octobre, la Banque nationale a relevé sa prévision de croissance pour l'année, de 6,5 % à 7,2 %. Peu de pays en Europe peuvent afficher un tel rythme.
Tout n'est pas parfait. L'inflation, attendue à 5,4 % cette année, reste au-dessus de l'objectif de 3 %, en grande partie à cause de facteurs extérieurs liés à la situation au Moyen-Orient. C'est pour cette raison que la Banque nationale maintient son taux directeur à 8,25 %. Mais elle prévoit un retour vers sa cible à partir du second semestre 2027, et elle évoque elle-même la possibilité d'une appréciation du lari si la croissance reste forte.

Pour un investisseur étranger, ces chiffres répondent à une question essentielle : le pays dans lequel j'investis est-il solide ? Des réserves record protègent la monnaie et réduisent le risque d'une dévaluation brutale. Des exportations en forte hausse font entrer des devises dans le pays. Une croissance de plus de 7 % alimente l'emploi, les revenus et la demande de logements.
C'est ce socle qui soutient le marché immobilier. À Batumi, nous constatons un rendement locatif net de 8 à 12 % et une progression des prix de 15 à 20 % par an. Ces performances ne tombent pas du ciel : elles reposent sur une économie qui grandit, qui attire des capitaux et qui se finance de mieux en mieux.
Le cadre reste par ailleurs très favorable aux étrangers. Un investisseur peut acheter un bien à son nom, sans partenaire local. Les loyers sont imposés à 5 % en Géorgie, sans impôt supplémentaire en France grâce à la convention fiscale, et la plus-value est exonérée après deux ans de détention.

Trois rendez-vous comptent dans les prochaines semaines. La Banque nationale publiera ses nouvelles données sur les réserves le 6 novembre. L'office statistique doit réviser les chiffres du PIB du deuxième trimestre d'ici le 13 novembre. Et l'évolution de l'inflation dira si la Banque nationale peut desserrer sa politique en 2027.
Réserves au plus haut, exportations en forte hausse, croissance au-dessus de 7 % : la Géorgie aborde la fin de l'année 2026 avec des fondamentaux qu'envieraient bien des économies européennes. Pour un investisseur qui cherche à diversifier son patrimoine hors de l'Union européenne, c'est exactement le type de signal qui compte.
La Géorgie combine une économie dynamique, une fiscalité légère et un accès simple à la propriété pour les étrangers. Si le sujet vous intéresse, prenons 30 minutes pour en parler. La première conversation ne vous engage à rien.